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RH - People Management

De la formation à l’entreprise, toujours plus d’Humain

Publié le : 6 May 2022

L’Humain prend de plus en plus de place dans l’entreprise.
Les CHO (Chief Happiness Officer) se font légion, les entreprises essayent de retenir les meilleurs talents par des moyens toujours plus humains, parce qu’en 2020, le salaire n’est plus le critère le plus important. Pour se sentir bien dans une entreprise, les collaborateurs veulent de l’Humain, toujours plus d’Humain.
Alors, qui de mieux que deux anciens participants aux formations en Ressources Humaines & People Management pour nous parler de l’humain ?

Réaliser un entretien sur l’Humain par vidéo interposée est un peu étrange, mais vu la situation sanitaire que nous connaissons tous, la vidéoconférence reste le moyen le plus efficace de rester en contact, de garder un côté humain.
Nous avons donc interviewé Pierre Marteil et Nathalie Lambrechts, respectivement Supply Manager chez HMS Network et Responsable de l’équipe Talent Development  chez Deloitte Consulting.

 

Quand on les interroge sur « l’Humain » en général, les réponses fusent.
C’est avant tout une entité entière avec des valeurs, un but personnel, des envies, des expériences et une réalité personnelle, pour Nathalie Lambrechts.
Pour elle, c’est cette complexité d’un être, avec son background particulier qui doit ensuite trouver sa place dans une entreprise.
Pour qu’une personne soit performante dans son environnement de travail, ajoute-t-elle, il est entre autres choses nécessaire qu’il y ait des atomes crochus entre les valeurs du collaborateur et les valeurs de l’entreprise.
« Quand je rentre dans une nouvelle entreprise, et dans une certaine mesure déjà au niveau du recrutement, je sens d’emblée si ça va fonctionner ou pas » poursuit Nathalie. « Au-delà du secteur d’activités, des produits et des services, ce sont les points communs entre qui je suis et ce que l’entreprise « est » qui me donnent des indications de réussite ou non.»
Personnellement je cherche avant tout à travailler dans une entreprise qui cherche à avoir un impact positif sur la société et sur les êtres humains. La manière dont elle gère et appréhende les collaborateurs est également une indication sur l’adéquation entre elle et moi.

 

Quant à lui, Pierre Marteil définit « l’Humain » comme ceci : « La définition de l’humain est assez vaste pour moi. Pour moi, c’est tout ce qui se base sur le relationnel, le fait de s’adapter aux différentes personnes auxquels on a à faire, prendre en considération les spécificités de chacun, s’adapter aux personnalités pour, qu’au final, chacun s’épanouisse humainement et professionnellement.
Le facteur humain est, de loin, le plus difficile à gérer, bien plus que les problèmes techniques ou autres »

 

Pierre a réalisé son TFE à ICHEC Formation Continue sur la personnalisation des petits volumes dans son entreprise. La mise en place de cette action s’est effectuée dans un contexte un peu particulier puisqu’il a été décidé de délocaliser la production des gros volumes, il a donc dû licencier certains de ses collaborateurs, « humainement, c’est toujours difficile de licencier ».
C’est aussi dans cette optique de « rapatrier » du travail en Belgique que Pierre a mis en place la personnalisation sur les petits volumes.
Il a aussi permis à un de ses collaborateurs d’évoluer au sein même de l’entreprise. Un Manager ayant décidé de quitter l’entreprise, Pierre a pris le parti de nommer une personne de cette équipe à la place de son ancien manager.
« Faire grandir quelqu’un, c’est, sans conteste, un des plus grands et beaux accomplissements de cette année. Voir la personne se développer, prendre des initiatives, j’en suis fier.
Humainement, nous essayons aussi de créer du lien dans l’entreprise, que nos employés « sortent des cases », qu’ils puissent devenir le back-up de chacun. »

Nathalie, de par sa fonction au sein de Deloitte, a été confrontée à la crise sanitaire du Covid-19 : « Tout ce que j’ai pu faire ces derniers mois a été basé sur l’Humain, bien plus encore que depuis le début de mon entrée en fonction ».
L’urgence depuis le confinement, mais également en temps normal a été de mettre l’accent sur l’onboarding des nouvelles recrues, explique Nathalie.
En effet, elle a l’expérience de plusieurs onboarding réussis, mais aussi complétement ratés, dans les entreprises dans lesquelles elle a pu travailler auparavant.
Pour elle, l’onboarding détermine totalement la suite de l’expérience d’une personne dans son parcours futur dans l’entreprise.
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Nous avons le projet d’améliorer davantage « l’onboarding experience » en se mettant à la place des arrivants. De quoi une nouvelle recrue a-t-elle besoin quand elle entre chez Deloitte ? ». Et comment accueillir nos nouvelles recrues virtuellement ? Un défi très intéressant à relever!

Travailler chez Deloitte, c’est une formation académique continue. Les collaborateurs ont l’occasion de s’épanouir dans un environnement professionnel qui permet une courbe d’apprentissage rapide. On cultive l’esprit de l’entrepreunariat grâce aux opportunités de croissance dans chaque projet. Le fonctionnement en « partnership » est très différent d’une industrie ou d’une PME. Et donc il y a une façon de s’adapter à cette entreprise afin de s’intégrer et de se faire accepter ».
« L’onboarding, c’est vraiment le premier cheval de bataille sur lequel je me suis attelée quand je suis arrivée. Par mois, nous avons entre 20 et 30 personnes qui entrent dans notre service. Il faut être efficace, précis tout en pensant « experience » à tous les moments. Nous devons offrir à tout nouveau collaborateur le contenu utile à son intégration, tout en lui offrant une expérience dont il se souviendra, positivement bien-sûr »

L’équipe Talent Development du département Consulting met dès lors l’accent sur différentes actions pour accueillir au mieux les nouveaux arrivants : « Depuis le moment où ils signent leur contrat ils sont invités à découvrir les valeurs qui vivent au sein de l’entreprise et les objectifs de Deloitte via une application « pre-onbording ». Ensuite, leur premier jour est organisé sous forme de sessions interactives et workshop qui a pour but les « 3 C » Connection, Content and Culture, ou l’humain se trouve au centre. Ils reçoivent également un accueil personnel du CEO. Les jours suivants se font en mode séances interactives et networking ; un « onboarding journey » est mis en place pour chacun, avec un « buddy », un coach, des milestones. Mon équipe prend des nouvelles après certains moments-clés. Chaque personne a donc un « personnalised onboarding plan ».
« Par expérience, je sais que rentrer dans une nouvelle entreprise est un moment stressant. Par de petites attentions, comme accueillir les nouveaux par leur prénom et savoir dans quelle équipe ils travailleront, nous essayons qu’ils se sentent le mieux possible »

Quand on évoque leur passage à ICHEC Formation Continue, Nathalie et Pierre se montrent ravis :

Nathalie : « Cette formation m’a appris les bases du métier de RH. Je n’avais pas fait d’études dans le domaine, bien que je travaillais déjà dans une fonction RH.
Au-delà de ça, j’ai appris énormément humainement. J’ai pu rencontrer des collègues et networker. J’ai encore des contacts avec les autres participants, à qui je pose des questions spécifiques sur certains points dans lesquels ils sont plus spécialisés que moi, par exemple.
J’ai également dans le cadre d’employeurs précédents fait appel à certains anciens professeurs, ils sont alors devenus des fournisseurs pour l’entreprise.
Le fait de pouvoir rester en contact en tant qu’Alumni, de faire partie d’une communauté, est également un point très positif que je retiens.
Je me tiens toujours au courant des nouveautés d’ICHEC Formation Continue et ce n’est pas l’envie qui manque de revenir participer à une nouvelle formation ou encore intervenir lors de l’Executive Master en Ressources Humaines & People Management pour partager mon expérience avec les participants. »

Pierre : « J’ai été marqué par la variété des personnes qui viennent de différents secteurs, parfois très différents du mien, et de différents milieux.
Toute cette mixité permet de s’élever, de réfléchir différemment, de se rendre compte que la manière dont on fonctionne n’est pas toujours la meilleure.
Voilà ce que je retiendrai, humainement, de mon passage à ICHEC Formation Continue »